Mercredi 15 Juin à SAHURS
MERCREDI 15 JUIN 2016
Journée à SAHURS départ le long de la seine puis, dans la forêt de ROUMARE.
La forêt de Roumare s'étend sur la première boucle de la Seine en aval de Rouen, sur un petit plateau assez élevé (130 mètres) au Nord et descendant en pente douce vers le Sud sur le lobe du méandre. Ruisseaux et étangs sont quasi inexistants, la forêt n'est accidentée que de quelques vallées sèches.
Le cœur et la partie nord de la forêt, aux sols limoneux et argileux (argile à silex), portent une forêt de feuillus : chênes, hêtres et charmes, tandis que ces peuplements deviennent rares vers le Sud où dominent les conifères plantés sur des sables alluvionnaires. La forêt a souffert de la tempête de décembre 1999 ; le chêne « Gadeau de Kerville », plusieurs fois centenaire, a été déraciné à l'occasion de cet accident météorologique.
De nombreuses allées forestières permettent de découvrir ce « poumon vert » de l'agglomération de Rouen. La forêt abonde en gros gibier : cerfs, chevreuils, sangliers, présentés au public dans un parc animalier (26 hectares), ouvert en 1966 et réhabilité en 2004-2005.
SAHURS
La commune se trouve sur la rive droite de la Seine, à l'extrémité d'un méandre, et en bordure de la forêt de Roumare.
Les ponts les plus proches permettant de traverser la Seine sont le pont de Brotonne à Caudebec-en-Caux et le pont Gustave-Flaubert à Rouen. Un bac permet de traverser la Seine et de rejoindre la Bouille.
Sahurs est mentionné sous les formes Salhus vers 1024 (charte de Richard II de Normandie), Salhus 1030 - 1035 (donation à la Trinité du Mont de Rouen), Salhus vers 1040 - 1050 (cartulaire de la Trinité du Mont), Salhus vers 1060 (charte de Guillaume le Bâtard)., [Richardus de] Sahors en 1184 (charte de Rotrou, archevêque de Rouen) Sahurs en 1337 (pouillé du diocèse de Rouen).
Le nom actuel Sahurs s'explique très bien par les formes anciennes du type Salhus régulièrement attestées au XIe siècle. En effet, la forme actuelle Sahurs résulte d'une métathèse de [l] et d'une mutation de [l] à [r]. Ces deux phénomènes s'observent régulièrement en phonétique historique. Dans le cas de Sahurs, il a eu lieu entre la fin du XIe siècle et le XIIe siècle.
Selon certains toponymistes, il s'agit d'un composé sur la base de deux appellatifs à la fois vieil anglais et norrois : vieil anglais salh « saule » (cf. anglais sallow « genre de saule ») associé à l'élément hus « maison » (vieil anglais hūs, moderne house, norrois hús « maison »), à savoir : « la maison du saule ».
Ils le considèrent comme un équivalent du nom de lieu anglais Salhouse (Norfolk, Salhus 1291. Or, le Salhouse anglais représente plus vraisemblablement un pluriel de salh avec la désinence -us, la forme actuelle en -house résultant d'une étymologie populaire.
Une comparaison avec le nom de lieu norvégien Salhus convient davantage. En effet, celui-ci remonte au vieux norrois Sálúhús qui désigne à l'époque chrétienne une « auberge pour les voyageurs » et qui est un composé des éléments sála « âme » et hús « maison ».. Il s'agit, entre autres, de celle se trouvant sur le parcours des bateaux vikings, où l'on pouvait passer la nuit, se restaurer et boire. Cette explication s'accorde bien avec la localisation de Sahurs en bord de Seine.

